Well... no. Not actually. Not new new anyway. New to me but cute. I just miss being able to leave the house and not freezing to death because I justified tights being an acceptable alternative to pants.
Then you can see the footprints of all the people who passed through. You can't do that on an ordinary day.
And you can step just where someone else has stepped and know that somehow you shared the day with a stranger--and that can make the world seem a bit less lonely.
*pauses--a lot of the poetry he reads is not the sort one would read to a girl. Political satire and The Divine Comedy are not exactly wooing material*
Do you remember any of it? I might be able to tell you who wrote it.
*sees he has embarrassed her and feels dreadful for it. So he recites her a poem.*
Vous rappelez-vous notre douce vie, Lorsque nous etions si jeunes tous deux, Et que nous n'avions au coeur d'autre envie Que d'etre bien mis et d'etre amoureux,
Lorsqu'en ajoutant votre age a mon age, Nous ne comptions pas a deux quarante ans, Et que, dans notre humble et petit menage, Tout, meme l'hiver, nous etait printemps?
Beaux jours! Manuel etait fier et sage, Paris s'asseyait a de saints banquets, Foy lancait la foudre, et votre corsage Avait une epingle ou je me piquais.
Tout vous contemplait. Avocat sans causes, Quand je vous menais au Prado diner, Vous etiez jolie au point que les roses Me faisaient l'effet de se retourner.
Je les entendais dire: Est elle belle! Comme elle sent bon! Quels cheveux a flots! Sous son mantelet elle cache une aile, Son bonnet charmant est a peine eclos.
J'errais avec toi, pressant ton bras souple. Les passants crovaient que l'amour charme Avait marie, dans notre heureux couple, Le doux mois d'avril au beau mois de mai.
Nous vivions caches, contents, porte close, Devorant l'amour, bon fruit defendu, Ma bouche n'avait pas dit une chose Que deja ton coeur avait repondu.
La Sorbonne etait l'endroit bucolique Ou je t'adorais du soir au matin. C'est ainsi qu'une ame amoureuse applique La carte du Tendre au pays Latin.
O place Maubert! o place Dauphine! Quand, dans le taudis frais et printanier, Tu tirais ton bas sur ton jambe fine, Je voyais un astre au fond du grenier.
J'ai fort lu Platon, mais rien ne m'en reste; Mieux que Malebranche et que Lamennais, Tu me demontrais la bonte celeste Avec une fleur que tu me donnais.
Je t'obeissais, tu m' etais soumise; O grenier dore! te lacer! te voir Aller et venir des l'aube en chemise, Mirant ton jeune front a ton vieux miroir.
Et qui done pourrait perde la memoire De ces temps d'aurore et de firmament, De rubans, de fleurs, de gaze et de moire, Ou l'amour begaye un argot charmant?
Nos jardins etaient un pot de tulipe; Tu masquais la vitre avec un jupon; Je prenais le bol de terre de pipe, Et je te donnais le tasse en japon.
Et ces grands malheurs qui nous faisaient rire! Ton manchon brule, ton boa perdu! Et ce cher portrait du divin Shakespeare Qu'un soir pour souper nons avons vendu!
J'etais mendiant et toi charitable. Je baisais au vol tes bras frais et ronds. Dante in folio nous servait de table Pour manger gaiment un cent de marrons.
La premiere fois qu'en mon joyeux bouge Je pris un baiser a ton levre en feu, Quand tu t'en allais decoiffee et rouge, Je restai tout pale et je crus en Dieu!
Te rappelles-tu nos bonheurs sans nombre, Et tous ces fichus changes en chiffons? Oh que de soupirs, de nos coeurs pleins d'ombre, Se sont envoles dans les cieux profonds!
no subject
no subject
no subject
no subject
Right now, you cannot be certain if it will be the last snow of the season or not. It makes it all the more beautiful and poignant.
no subject
no subject
Perhaps I am reading too much into the snow?
no subject
no subject
Sometimes I think I do not see the same things as everyone else. It must be maddening for you to put up with.
no subject
no subject
no subject
no subject
But now we have this beauty to enjoy!
no subject
no subject
I suppose the cold would be a disapointment then...
*shrugs. He likes to see the pretty girls in their spring outfits.*
no subject
no subject
no subject
no subject
no subject
no subject
And you can step just where someone else has stepped and know that somehow you shared the day with a stranger--and that can make the world seem a bit less lonely.
no subject
*tilts her head at him* You must be a writer.
no subject
*blush*
I write a bit of poetry.
no subject
no subject
Do you have a favorite poet?
no subject
no subject
Do you remember any of it? I might be able to tell you who wrote it.
no subject
no subject
Vous rappelez-vous notre douce vie,
Lorsque nous etions si jeunes tous deux,
Et que nous n'avions au coeur d'autre envie
Que d'etre bien mis et d'etre amoureux,
Lorsqu'en ajoutant votre age a mon age,
Nous ne comptions pas a deux quarante ans,
Et que, dans notre humble et petit menage,
Tout, meme l'hiver, nous etait printemps?
Beaux jours! Manuel etait fier et sage,
Paris s'asseyait a de saints banquets,
Foy lancait la foudre, et votre corsage
Avait une epingle ou je me piquais.
Tout vous contemplait. Avocat sans causes,
Quand je vous menais au Prado diner,
Vous etiez jolie au point que les roses
Me faisaient l'effet de se retourner.
Je les entendais dire: Est elle belle!
Comme elle sent bon! Quels cheveux a flots!
Sous son mantelet elle cache une aile,
Son bonnet charmant est a peine eclos.
J'errais avec toi, pressant ton bras souple.
Les passants crovaient que l'amour charme
Avait marie, dans notre heureux couple,
Le doux mois d'avril au beau mois de mai.
Nous vivions caches, contents, porte close,
Devorant l'amour, bon fruit defendu,
Ma bouche n'avait pas dit une chose
Que deja ton coeur avait repondu.
La Sorbonne etait l'endroit bucolique
Ou je t'adorais du soir au matin.
C'est ainsi qu'une ame amoureuse applique
La carte du Tendre au pays Latin.
O place Maubert! o place Dauphine!
Quand, dans le taudis frais et printanier,
Tu tirais ton bas sur ton jambe fine,
Je voyais un astre au fond du grenier.
J'ai fort lu Platon, mais rien ne m'en reste;
Mieux que Malebranche et que Lamennais,
Tu me demontrais la bonte celeste
Avec une fleur que tu me donnais.
Je t'obeissais, tu m' etais soumise;
O grenier dore! te lacer! te voir
Aller et venir des l'aube en chemise,
Mirant ton jeune front a ton vieux miroir.
Et qui done pourrait perde la memoire
De ces temps d'aurore et de firmament,
De rubans, de fleurs, de gaze et de moire,
Ou l'amour begaye un argot charmant?
Nos jardins etaient un pot de tulipe;
Tu masquais la vitre avec un jupon;
Je prenais le bol de terre de pipe,
Et je te donnais le tasse en japon.
Et ces grands malheurs qui nous faisaient rire!
Ton manchon brule, ton boa perdu!
Et ce cher portrait du divin Shakespeare
Qu'un soir pour souper nons avons vendu!
J'etais mendiant et toi charitable.
Je baisais au vol tes bras frais et ronds.
Dante in folio nous servait de table
Pour manger gaiment un cent de marrons.
La premiere fois qu'en mon joyeux bouge
Je pris un baiser a ton levre en feu,
Quand tu t'en allais decoiffee et rouge,
Je restai tout pale et je crus en Dieu!
Te rappelles-tu nos bonheurs sans nombre,
Et tous ces fichus changes en chiffons?
Oh que de soupirs, de nos coeurs pleins d'ombre,
Se sont envoles dans les cieux profonds!
no subject
Oh, how beautiful. How beautiful.
no subject
You liked it?
no subject
no subject
*blushes*
The poet's name is Jean Prouvaire.
no subject
*kisses his cheek* My name is Lucy.
no subject
Merci...I thank you...
Enchante, Lucy.
no subject
no subject
I like the quiet of the snow.
no subject
no subject
Gently. It dances very gently and cautiously.
no subject
no subject
Ah--me too!
no subject
no subject
no subject
no subject
no subject
no subject
*nods*
And the gray skies are not so dreary, because they are dropping bits of purity from the heavens.
no subject
no subject
*blushes*
no subject